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Tome Second.
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210 , MARIE STUART.

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qu elle avait couru par la mystérieuse négociationde Killegrew, quoique l’attentat de la Saint-Barthé-lemy l’eût exposée à de nouvelles sévérités. Elle étaitrestée plus de cinq mois sans pouvoir ni sortir niécrire 1 . Sa captivité ne reçut quelques adoucisse-ments qu’après la prise du château d’Edimbourg etla ruine complète de son parti. La triste prisonnièrese découragea dans ce moment. Les catholiques an-glais, qui avaient entrepris de la délivrer en 1569 et1570, étaient fugitifs ou intimidés; le duc de Nor-folk, qui avait conspiré pour elle, était mort; lesÉcossais qui pendant cinq années lui avaient con-servé leur obéissance avaient été contraints de re-connaître son fils comme roi et de se soumettre àla domination fortement assise de Morton commerégent; le roi d’Espagne promettait toujours etn’agissait jamais, au fond moins disposé à la se-courir efficacement qu’à inquiéter Elisabeth pardes complots et des troubles; le roi de France,en lutte avec les protestants, et en défiance des ca-tholiques de son royaume, l’abandonnait par mé-

de Glasgow et au cardinal de Lorraine, 29 mars 1574. La-banoff, t. IV, p. 113, 125.

1 Dans le recueil du prince Labanoff il n’y a aucune lettredes mois de septembre, octobre, novembre 1572. Il y en adeux seulement en décembre, l’une du 1 er , au cardinal deLorraine; l’autre du 24, à Burghley et à Leicester. On n’entrouve que quatre dans les huit premiers mois de 1573, àLa Mothe Fénelon, au duc de Nevers et à Burghley.