CHAPITRE IX.
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tenta alternativement les deux partis. Elle rejeta à lafin le roi de Navarre et les protestants vers Elisabeth,les Guise et les catholiques vers Philippe IL
Docile aux conseils de sa mère, Henri III envoyaM. de La Châtre comme ambassadeur extraordi-naire à Londres, pour y renouveler, au printempsde 1575, le traité d’alliance conclu en avril 1572.Lorsque Marie Stuart vit le nouveau roi suivre lestraces de l’ancien et tomber entièrement sous l’em-pire de la reine-mère, dont elle n’était point aimée,elle n’attendit plus rien de lui et se tourna encoredu côté de Philippe IL Elle reprit ses négociationssecrètes avec le parti catholique espagnol, et elle s’a-dressa au pape par l’entremise de l’évêque de Ross,qu’elle avait accrédité auprès de la cour de Rome,depuis qu’Elisabeth l’avait rendu à la liberté aumois de décembre 1573. Ce pape était Grégoire XIII,qui, poursuivant les projets de son prédécesseur,Pie V, tint l’Irlande longtemps soulevée, et pressaPhilippe II de rétablir le catholicisme en Angleterre,au moyen d’une expédition dont le commandementserait donné à don Juan d’Autriche. Il proposa defaire épouser Marie Stuart à ce jeune prince, auquelles catholiques zélés de l’Angleterre et de l’Écosseavaient déjà songé en 1571, de préférence au duc deNorfolk, et qui, après avoir soumis les Mores enEspagne, avait vaincu les Turcs dans la Méditerra-née. Il ne doutait point que le héros de Lépante et