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Tome Second.
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MARIE STUART.

1582, soit à l’ambassade espagnole, soit à la demeurede l’archevêque de Glasgow, on arrêta que l’expé-dition contre l’Angleterre ne serait pas effectuée parle roi d’Espagne, mais au nom du pape seul, afin dene donner aucun ombrage au roi de France et d’em-pêcher ainsi qu’il ne la traversât. Philippe II devaitfournir au pape l’argent pour lever les troupes dedébarquement, à la tête desquelles se mettrait le ducde Guise, qui en montrait le plus grand désir 1 .

Le même jour où il avait écrit à Tassis, le duc deLennox avait adressé à Marie Stuart une lettre rem-plie d’un dévouement exalté. Il lui offrait de seconsacrer à l’œuvre de sa délivrance, à la restaura-tion du catholicisme, et au triomphe de ses droitsdans la Grande-Bretagne au moyen d’une armée de15,000 hommes, qu’il irait former avec l’aide dupape et du roi d’Espagne sur le continent.il ajoutaitqu’il pénétrerait bientôt en Angleterre avec cette ar-mée, et l’invitait à avoir bon courage, car elle trou-verait des serviteurs résolus à hasarder la vie pourelle 2 .

1 « Hercules (c était le nom de guerre qu’avait alors le ducde Guise dans les correspondances espagnoles) muestra unextremo desseo de emplearse à esta empresa. » Papiers deSiinancas, Neg. de Francia, B, 53, 84.

2 Cette lettre, qui se trouve à Simancas (Neg. de Estado

Ingiaterra, leg. 836), est annexée à la longue dépêche deMarie Stuart dont il va être question ci-dessous. •,,<

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