MARIE STUART.
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cilita d’une manière ouverte son établissement dans
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les Pays-Bas, dont les insurgés l’avaient choisi commeleur chef. Elle lui remit de fortes sommes d’argentpour son entreprise, et le fit accompagner, sur desvaisseaux anglais armés en guerre, par lord Howard,les comtes de Leicester, de Hunsdon et beaucoup deseigneurs de son royaume. Afin de se l’attacher da-vantage et de gagner Catherine de Médicis, sa mère,par l’appât du trône d’Angleterre, elle poussa cettefois la négociation de son mariage avec le dnc d’A-lençon bien plus loin que n’étaient allés les projets demême nature en 1571 avec le duc d’Anjou, et en1565 avec Charles IX. Les conditions furent conve-nues, les promesses signées , les présents échangés.Le duc d’Alençon vit plusieurs fois Elisabeth , à la-quelle il sembla plaire, et qui, en présence de sacour ou dans leurs entrevues particulières, lui donnades témoignages de l’affection la plus vive et les as-surances de la résolution la mieux arrêtée. Ce n’étaittoutefois encore qu’un simulacre de mariage destinésurtout à amener une rupture entre les deux gran-des cours catholiques du continent. Elisabeth em-ploya d’autres moyens contre le roi d’Espagne : enmême temps qu’elle secondait en Flandre le ducd’Alençon, elle encourageait, d’accord avec Cathe-rine de Médicis, le prieur Antonio de Crato à re-prendre le Portugal sur Philippe II, dont il était lecompétiteur au trône de ce pays.