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Tome Second.
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CHAPITRE IX.

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gleterre. Elle n’avait plus été occupée pendant cetemps qu’à se garantir des attaques qu elle pouvaitcraindre du côté du continent, et elle les avait adroi-tement évitées en divisant la France et l'Espagne.Elle avait amusé la première de ces puissances pardes traités de paix et par des négociations successivesde mariage avec les trois enfants de Catherine deMédicis; elle avait paralysé la seconde en opposantmanœuvres à manœuvres, et en écartant de l’Angle-terre ses forces, retenues dans les Pays-Bas par ladurée de l’insurrection qu’elle alimentait sans cesse.La chute de Morton et l’élévation de d’Aubignyavaient changé sa position. Elle avait vainementcherché à sauver son vieil allié en annonçant que lavie de Marie Stuart répondait de la sienne. Aprèsl’exécution de Morton, elle fut sur le point, moitiécolère, moitié politique, de se débarrasser de sa pri-sonnière par un jugement dont elle soumit la con-venance et l’utilité aux délibérations de son conseil 1 .Mais elle ne l’osa point, et elle s’arrêta à d’autresdesseins.

Pour se tirer de la situation grave où elle secroyait placée et résister aux inimitiés qu’elle redou-tait , elle fomenta de plus en plus la désunion entreles cours de France et d’Espagne; elle encourageaau dernier point l’ambition du duc d’Alençon et fa-

1 Lingard, t. VIII, chap. m, et Lettre de Burghley àWalsin^liam, dans Chai mers, t. I, p. 383.