CHAPITRE IX.
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latin en français et du français en anglais l . Il étaitdevenu un théologien exercé et un raisonneur sub-til. Mais il avait une irrémédiable faiblesse, accom-pagnée d’une dissimulation précoce. Les troublesmêmes au milieu desquels il naquit et fut élevéébranlèrent son âme, au lieu de la fortifier. Sans au-torité et sans volonté livré à des goûts inconstantspour des favoris passagers, il était incapable de puniret bien souvent de regretter. Il n’aimait point samère, ne détestait pas Elisabeth, et l’on pouvait éga-lement le rapprocher et l’éloigner de l’une et del’autre. Condamné à raison de sa position commede son caractère à subir une influence étrangère,attiré par l’argent de Philippe II, sollicité par le zèledu duc de Guise, ébranlé par les instances de MarieStuart, entraîné par les intrigues d’Elisabeth , ilentra tour à tour dans les complots catholiques etdans les menées protestantes, sans s’attacher sérieu-sement à aucun parti, sans se donner d’une manièredurable à personne.
Cependant la captivité du jeune roi entre les mainsde la faction de Gowrie ne fit point abandonner lesprojets d’invasion destinés à rétablir le catholicismedans l’île et à délivrer Marie Stuart de sa prison.Le duc de Guise, qui devait les réaliser d’accordavec Philippe II et le pape, et à l’aide de leur ar-
1 Killegrew à Walsingham, 31 juin 1574, au State Pap.Off., et dans Tytler, t. VIII, p. 10. (