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Tome Second.
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MARIE STUART.

de main, était chimérique. Pour quelle fût associéeau trône d’Écosse, il fallait qu’elle devînt libre, oudu consentement d’Elisabeth, ou par l’emploi de laforce. Or, Élisabeth était moins disposée que jamaisà lui accorder sa liberté, et le défaut de concert dela Franee et de l’Espagne, dont la rivalité s’enveni-mait de jour en jour, s’opposait à ce qu’une inva-sion armée la tirât de prison. Marie Stuart était ré-duite aux faibles assistances d’un roi enfant et dedeux favoris inconsidérés hors d’état de faire remon-ter sur le trône une princesse qui n’avait pas été ca-pable de s’y maintenir, et de restaurer après sa ruineune religion qui n’avait pas pu être conservée dansle temps de sa domination. Aussi les auteurs de cetimpraticable dessein furent-ils arrêtés dès les pre-miers pas, sans avoir rien tenté pour le rétablisse-ment du catholicisme détruit et de la reine dépos-sédée. Un acte de faveur les avait élevés, un coupd’audace les renversa.

Les révolutions se multiplièrent en Écosse depuisl’entreprise du château de Rutliven. Le roi était in-capable de les prévenir. Il avait alors un peu plus deseize ans. Précoce d’esprit, débile de caractère, il res-semblait à Marie Stuart par l’intelligence, à Darnleypar la pusillanimité. Il avait acquis de bonne heureune instruction étendue à l’école de ses deux savantsprécepteurs , G. Buchanan et P. Young. A l’âge desept ans il traduisait la Bible, à livre ouvert, du