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MATITE STUATTT.
à la reine 1 . » Seul en état de fournir aux frais del’entreprise, Philippe II avait mis de l’argent à ladisposition des conjurés pour en commencer lespréparatifs 2 .
Mais ce projet fut découvert comme l’avaient étéles autres. La surveillance du gouvernement d’Éli-sabeth surpassait l’activité du gouvernement de Phi-lippe II. Tout ce qui était mis en œuvre d’un côté,afin d’abattre le protestantisme en Angleterre et enÉcosse, était employé de l’autre à y ruiner de plusen plus le catholicisme. Opposant ruse à ruse, in-trigue à intrigue, attaque ouverte à invasion pro-
1 « ...Séria tambien de mirar si se habian de poner losojos en casar â la reyna su madré y con quien, para que eneste torcedor y miedo de otro heredero hiciesse reducir alhijo por no ser excluydo de la sucesion de Inglaterra, o quecuando ni aun esto bastasse, fuesse Dios servido remediarlocon dar sucesion catholica de la reyna. » Arch. gén. de Si-mancas, Neg. de Roma, leg. 944.
2 Déjà, le 24 septembre de l’année précédente, il avaitdonné l’ordre à Tassis de compter au duc de Guise 10,000écus qui devaient être distribués par lui. (Pap. de Sim., Arcb.nat., série B, liasse 66, n° 52.)— Le 24 janvier 1583, il luiavait prescrit d’en remettre 10,000 à Lennox, qui alors vivaitencore, pour délivrer Jacques Vison maître. [Ibid.., série B,liasse 54, n° 190.)—Enfui, vers cette époque, il avait faitverser 20,000 écus ( Ibicl. , série B, liasse 66, n° 45) entre lesmains du duc de Guise, et 11,000 entre celles de l’archevêquede Glasgow, pour être employés, était-il dit dans la quittance,en certaines affaires dont ne convient faire ici particulière re-lation. (Pap. de Sim., Arcb. nat., série B, liasse 66, n° 43.)