CHAPITRE IX.
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jetée, espionnage à complot, Élisabeth négociait,encore une fois avec Marie Stuart pour lui faireespérer sa liberté, quelle ne devait pas lui rendre;envoyait l’artificieux Walsingham auprès de Jac-ques VI pour essayer de ramener à elle ce jeune etfaible roi; préparait avec les comtes d’Angus, deMar, de Gowrie et tous les seigneurs écossais fugi-tifs, une expédition en Écosse, pour y renverser devive force la puissance rétablie du comte d’Arran;faisait soutenir les insurgés des Provinces-Unies parle duc d’Alençon, ravager les établissements del’Inde par Drake, pour opérer d’utiles diversions dansles États mêmes de Philippe II ; surprenait enfin parses agents les desseins les plus cachés des catholiquescontre elle. Walsingham avait des espions partout. Ilavait acheté Cherelles 1 , secrétaire de l’ambassadeurfrançais Castelnau de Mauvissière, gagné ArchibaldDouglas , que Jacques VI avait accrédité auprèsd’Élisabeth et qui était dans les confidences de MarieStuart, corrompu William Fowler, autrefois servi-teur de la comtesse Marguerite de Lennox, dont ladéfiante captive suspectait déjà la fidélité 2 . Par eux,la correspondance et les secrets de Marie Stuartétaient livrés au ministre d’Élisabeth.
C’est au moyen de ses espions, qu’indépendam-ment d’une conspiration contre la personne d’Élisa-
1 Labanoff, t. VI, p. 19 à 27.
2 -Ibid. 7 p. 21 et 22.