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Tome Second.
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CHAPITRE IX.

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de l’Ecosse-avait été arrêtée aussitôt qu’entreprise.Elisabeth parut alors disposée à entrer dans d’au-tres voies pour conjurer les périls dont la menaçaientla captivité prolongée de Marie Stuart et l’inimitiéprovoquée d’Arran. Ces périls pouvaient être d’autantplus graves en Angleterre, qu’elle perdit coup surcoup le duc d’Alençon, mort le 10 juin 1584 à Châ-teau-Thierry, et le prince d’Orange, tué le 10 juilletà Delft par un fanatique émissaire des Espagnols etdes jésuites. Délivré presque en même temps du chefdes dix provinces catholiques et du stathouder dessept provinces protestantes, Philippe II, que secon-dait l’habile prince de Parme, semblait prêt à ren-trer en possession de tous les Pays-Bas, d’où il enva-hirait ensuite très-aisément l’Angleterre. Elisabeth,dans cette alarmante situation, songea un momentà priver le roi catholique de l’assistance de MarieStuart et de la coopération d’Arran, en traitant aveceux. Elle ne devait y trouver aucune difficulté. Arranétait trop ambitieux pour ne pas adhérer à tout cequi affermirait sa puissance, et Marie Stuart était silasse de sa prison qu elle n’aspirait plus qu’à recou-vrer sa liberté.

A la suite d’une éclatante entrevue qui eut lieuà Foulden Kirk 1 , près de Bervvick, entre le favoride Jacques VI et le comte de Hunsdon, on essaya

1 Tytler, t. VIII, p. 218 et suiv.