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Tome Second.
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270 MARIE STUART. . r

vous contentiez de master Haton et un aultre de ce

»

royaulme; mais que vous aviez engagé vostre hon-neur avec un estrangier nommé Simier, l’alant

trouver de nuict en la chambre d’une dame.où

vous le baisiez et usiez avec luy de diverses pri-vaultez deshonnestes. que vous vous estiés des-

portée delamesme dissolution avvec le duc (d’Alen-çon) son maystre, qui vous avoit esté trouver unenuit à la porte de vostre chambre, où vous l’aviezrencontré avvec vostre seulle chemise et manteaude nuit, et que, par après, vous l’aviez laissé entrer,et qu’il demeura avvecques vous trois heures 1 2 . »Cette étrange lettre, où Marie rapportait à Élisabethtout ce que la comtesse de Shrewsbury lui avaitraconté de l’excès de sa passion pour le vice-cham-bellan Hatton, de l’extravagance de sa vanité, qui selaissait dire et semblait croire qu’on n’osoit pas lareguorder à plain, parce que sa face luy soit comme lesolleil 2 ; de la violence de ses colères contre les damesattachées à sa personne, dont une avait eu un doigtrompu et une autre avait reçu, en la servant à table,un grand coup de Cousteau sur la mayn z ; enfin d’uneinfirmité dégoûtante qu’elle avait à la jambe parune plaie ouverte 4 , cette étrange lettre, peu pro-pre à lui concilier les bonnes grâces d’Élisabeth,

1 Labanoff, t. VI, p. 51, 52. ;

2 Ibid., p. 53. — 5 Ibid., p. SA. — 4 Ibid., p. 55,