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Tome Second.
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CHAPITRE IX.

et qui avait visité en France et en Italie les réfugiésanglais et écossais, provoqua un autre agent secret,nommé Nevil, au meurtre d’Elisabeth. Parry vou-lait-il perdre Nevil et se faire récompenser en ledénonçant, ou bien se proposait-il de se servir delui pour tuer la reine d’Angleterre, comme il pré-tendait y avoir été invité par le pape Grégoire XIII,par le nonce Raggazoni et par le cardinal secrétaire-d’état Como, avec lesquels son compatriote du paysde Galles, l’infatigable conspirateur Morgan, l’avaitmis en relation? Il est difficile de l’éclaircir. Rienque Parry invoquât ses équivoques services, il subitla terrible peine des traîtres et fut éventré encorevivant. Effrayée de ces complots 1 et redoutant lesort qu’avait subi naguère le prince d’Orange, Eli-sabeth considéra d’un œil plus inquiet les desseinsdu parti catholique contre sa personne, sa couronneet sa cause, et sentit le besoin de les déjouer avecencore plus de vigueur et de prévoyance. Le mo-ment devint, du reste, décisif pour elle.

La mort du duc d’Alençon avait fait entrer le ca-tholicisme dans une nouvelle phase en France, ety avait préparé le triomphe de la religion sur laroyauté. Jusque-là l’héritier présomptif de la cou-ronne avait été catholique. Pour la première fois,les deux principes sur lesquels reposait, depuis son

1 Elle demanda à Henri III l’extradition de Morgan,qu’IIenri III se borna à faire mettre à la Bastille.

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