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Tome Second.
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MARIE STUART.

déclaration analogue 1 . Ayant appris que le maîtrede Gray commençait à séparer les intérêts de sonfils des siens propres , elle lui écrivit de Lien s’engarder, car ce serait mettre en doute le titre de roique son fils tenait d’elle, qui entendait d’ailleurs luilaisser tout le gouvernement , en ne se réservant quel’autorité due à une mère , ses maulx et ses ennuis luiayant faict perdre tout goust du reste 2 . Elle n’aspiraitplus dans le moment qu’au repos. C’est ce qu’elleécrivait le 5 janvier 1585 à l’archevêque de Glasgowen lui disant qu’elle voulait laisser à son fils « l’admi-nistration de l’estât et affayres du pays d’Escosse 3 . »Ainsi paix pour Elisabeth, pouvoir pour Jacques VI,liberté pour elle, tels étaient alors les derniers désirsde la captive si souvent déçue. »

Elle le fut encore une fois. Quelques jours après,les négociations cessèrent, ses modestes espérancess’évanouirent, le maître de Gray la trahit, son filsl’abandonna, et la reine d’Angleterre la fit trans-porter du château de Wingfield dans le sombrechâteau de Tutbury. Quelle fut la cause de cechangement soudain et d’une rupture cette fois sansretour? La découverte d’une nouvelle conspirationcontre la vie d’Elisabeth et l’union du continentcatholique contre la cause protestante. Un Galloisnommé William Parry, agent secret de Walsingham -

1 Labanoff, t. YI, p. 76, 77.

2 Ibid., p. 71. — 3 ML, p. 78, 79, et 82, 83.