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Tome Second.
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MARIE STUART.

preuves suffisantes contre elle. — Translation soudaine de MarieStuart à Tixall ; arrestation de ses secrétaires Nau et Curie ;saisie de ses papiers à Chartley. •— Procès de Babington et deses complices. — Leur confession, leur condamnation, leur mort.— Aveux de Nau et de Curie. — Parti pris de juger et de fairecondamner Marie Stuart.

Après la découverte de tant de conspirations, MarieStuart avait été plus durement emprisonnée par legouvernement effrayé et irrité d’Élisabeth. Enlevéeà la garde douce et complaisante du comte deShrewsbury, qui était resté plus de quinze ans au-près d’elle, pour être placée sous la surveillanceassez sévère de sir Ralph Sadler et de Sommers,elle avait été conduite le 13 janvier 1585, au cœurmême de l’hiver, du manoir de Wingfield au châ-teau de Tutbury, qui tombait en ruines. Elle y futplus incommodément établie que dans aucune deshabitations où s’était écoulée jusque-là sa longuecaptivité. Il n’y avait pas d écurie, et les seize che-vaux qui servaient à son usage étaient restés à Shef-field 1 . Sans eux, disait-elle à Burghley, je suis plusprisonnière que jamays 2 . Ses jambes, très-affaibliespar les rhumatismes et l’inaction, ne lui permet-taient pas de faire le moindre exercice ni de prendrel’air 3 . Situé dans le comté de Stafford sur une

1 Labanoff, t. YI, p. 91, et p. 99, 104, 116.

2 Ibid, p. 91.

* Ibid, p. 91 et 93. « Sans cela je ne puis aller à pied ,