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Tome Second.
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CHAPITRE X.

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hauteur au milieu d’une vaste plaine et battu detous les côtés par les vents, ce château, dont lesmurailles étaient presque partout entr’ouvertes, hu-mide, froid, malsain, non meublé 1 , était inhabi-table pour elle comme pour ses serviteurs, réduitsen nombre 2 .

Aussi y était-elle constamment malade 3 . Aux in-commodités du lieu s’ajoutèrent les rigueurs de lacaptivité, lorsqu’elle passa, au commencement demai 1585, de la garde de Sadler et de Sommerssous celle d’Amyas Paulet. Quelque temps ambas-sadeur à Paris, celui-ci était un puritain sévère, at-taché à Leicester, dévoué à Elisabeth, détestant lescatholiques, incapable de condescendance commede pitié pour sa prisonnière. Marie Stuart n’obtintla permission de se promener qu’en sa compagnieet avec une escorte de dix-huit hommes, le pistoletau poing 4 . 11 ne voulut pas même souffrir qu’elle

cinquante pas ensemble. » Lettre du 6 février à Mauvissière;et p. 221, 222, lettre du 6 septembre : « J'y aye enfin perdules jambes et la force et santé du reste du corps. »

1 Ibid., p. 90 et 166, 181.

2 Ibid., p. 93.

3 Ibid., p. 198 et 237.

4 « Je ne serois point marrie de changer d’hoste, car ce-lui-cy est un des plus bizarres et farousches que j’ay jamaiscogneu, et, en un mot, plus propre pour une geôle de cri-minels que pour la garde d’une de mon rang et qualité. »Marie Stuart à Châteauneuf, 13 juillet 1586. Labanoff,t. VI,i p. 369, 370.