CHAPITRE X.
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d’exécuter l’entreprise qui pouvait seule la tirer decaptivité et sauver, dans cette île, la religion catho-lique de son anéantissement. Afin d’en faciliter lesuccès, elle proposait d’y associer l’Ecosse, soit enpersuadant à son fils d’y entrer, soit, si son fils n’yconsentait pas, en formant une ligue entre les princi-paux lords catholiques qui se joindraient au roi d’Es-pagne. Dans ce dernier cas, elle offrait de livrer sonfils entre les mains du roi d’Espagne ou du pape, defaire établir en Ecosse un régent, qui serait lordClaude Hamilton, qu’assisterait un conseil composédes principaux lords et sans lequel il ne pourrait rienordonner dans les affaires d’une certaine importance.Lord Claude, auquel Charles Paget devait écrire desa part, serait le lieutenant général de son fils qu’onélèverait sur le continent dans la religion catholique,afin qu’il pût régner après qu’elle serait morte, etsurtout être sauvé, — « ce qui, ajoutait Marie Stuart,m’importe plus que de le voir monarque de toute
l’Europe Mon cœur étant rempli de milles craintes
et regrets quand je pense que je pourrois laisser aprèsmoi un tyran et un persécuteur de l’Eglise catholi-que h » Elle chargea Paget de communiquer sesprojets à lord Claude Hamilton, à qui elle écrivitdans le même sens 1 2 .
1 Labanoff, t. VI, p. 313 à 321.
2 Ibid t p.)371.