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Tome Second.
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MAKIE STUART.

la succession de ce royaulme, j’ay pris délibération,en cas que mon dict fils ne se réduise avant mamort à la religion catholique (comme il fault que jevous die, que j’en ay peu d’expérance, tant qu’ilrestera en Ecosse), de céder et donner mon droict,par testament, en ladicte succession de ceste cou-ronne, audict sieur roy vostre maistre, le priyantmoyennant ce, me prendre doresenavant en sonentière protection, pareillement l’estât et affaires dece pays. » Elle ajouta qu’elle agissait ainsi pour ladécharge de sa conscience, et pour la restaurationdans l’île de la foi catholique à l’aide du prince leplus zélé et le plus capable de la rétablir. — « Jeme sens, dit-elle, plus obligée de respecter en celale bien universel de l’Église que la grandeur par-ticulière de ma postérité. Je vous prie que cecysoit tenu très secret, d’aultant que s’il venoyst à estrerévélé, ce seroyt, en France la perte de mon douaire,en Ecosse entière rupture avec mon fils, et en cepays ma totale ruine et destruction *. »

Le même jour 20 mai, elle écrivait une lettretrès-remarquable à Charles Paget sur les moyensd’atteindre le double but quelle poursuivait enÉcosse et en Angleterre. Elle l’invitait à faire deman-der au roi d’Espagne, par son frère lord Paget, quiétait à Madrid, et par l’ambassadeur don Bernardino,

1 Labanoff, t. VI, p. 311.