Parlez.
ACTE III, SCÈNE I.
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AXIANE.
Que vous (lirai-je?
PORUS.
Ah ! divine princesse,
Si vous sentiez pour moi quelque heureuse faiblesse,Ce cœur, qui me promet tant d’estime en ce jour,
Me pourrait bien encor promettre un peu d’amour.Contre tant de soupirs peut-il bien se défendre?Peut-il...
AXIANE.
Allez, seigneur, marchez contre Alexandre.La victoire est à vous, si ce fameux vainqueurNe se défend pas mieux contre vous que mon cœur.
ACTE TROISIÈME.
SCÈNE I.
AXIANE, CLÉOFILE.
AXIANE.
Quoi ! madame, en ces lieux on me tient enfermée!
Je ne puis au combat voir marcher mon armée !
Et, commençant par moi sa noire trahison,
Taxile de son camp me fait une prison !
C’est donc là cette ardeur qu’il me faisait paraître !
Cet humble adorateur se déclare mon maître !
Et déjà son amour, lassé de ma rigueur,
Captive ma personne au défaut de mon cœur !
CLÉOFIEE.
Expliquez mieux les soins et les justes alarmes
D’un roi qui pour vainqueur ne connaît que vos charmes;
Et regardez, madame, avec plus de bonté
L’ardeur qui l’intéresse à votre sûreté.
Tandis qu’autour de nous deux puissantes armées,
D’une égale chaleur au combat animées,
De leur fureur partout font voler les éclats,
De quel autre côté conduiriez-vous vos pas ?