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, ACTE Y, SCENE III.
Vous voulez que Porus cherche un appui si bas!Ah seigneur! votre haine a juré son trépas.
Non, vous ne le cherchiez qu’afin de le détruire.Qu’une âme généreuse est facile à séduire!
Déjà mon cœur crédule, oubliant son courroux,Admirait des vertus qui ne sont point en vous.Armez-vous donc, seigneur, d’une valeur cruelle ;Ensanglantez la fin d’une course si belle :
Après tant d’ennemis qu’on vous vit relever,Perdez le seul enfin que vous deviez sauver.
ALEXANDRE.
Eh bien, aimez Porus sans détourner sa perte ;Refusez la faveur qui vous était offerte ;Soupçonnez ma pitié d’un sentiment jaloux :
Mais enfin, s’il périt, n’en accusez que vous. ^
Le voici. Je veux bien le consulter lui-même -.Que Porus de son sort soit l’arbitre suprême.
SCENE III.
ALEXANDRE, PORUS, AXIANE, CLÉOFILE,ÉPHESTION, GARDES D’ALEXANDiE.
ALEXANDRE.
Eh bien, de votre orgueil, Porus, voilà le fruit!
Où sont ces beaux succès qui vous avaient séduit ?Cette fierté si haute est enfin abaissée.
Je dois une victime à ma gloire offensée :
Rien ne vous peut sauver. Je veux bien toutefoisVous offrir un pardon refusé tant de fois.
Cette reine, elle seule à mes bontés rebelle,
Aux dépens de vos jours veut vous être fidèle ;
Et que, sans balancer, vous mouriez seulementPour porter au tombeau le nom de son amant.N’achetez point si cher une gloire inutile :
Vivez ; mais consentez au bonheur de Taxile.
Oui.
ALEXANDRE.
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