LUS PLAIDEURS.
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LA COMTESSE.
Plût à Dieu!
CHICANEAU.
J’y brûlerai mes livres I
LA COMTESSE.
Je...
CHICANEAU.
Deux bottes de foin cinq à six mille livres.
LA COMTESSE.
Monsieur, tous mes procès allaient être finis :
11 ne m’en restait plus que quatre ou cinq petite,L’un contre mon mari, l’autre contre mon père,Et contre me6 enfants : ah monsieur ! la misère !Je ne sais quel biais ils ont imaginé,
Ni tout ce qu’ils ont fait ; mais on leur a donnéUn arrêt par leqnel, moi vêtue et nourrie,
On me défend, monsieur, de plaider de ma vie.
CHICANE AU.
De plaider !
LA COMTESSE.
De plaider.
CHICANEAU.
* Certes, le trait est noir.
J’en suis surpris.
LA COMTESSE.
Monsieur, j’en suis au désespoir.
CIIICANEAU.
Comment ! lier les mains aux gens de votre sorte !
Mais cette pension, madame, est-elle forte?
LA COMTESSE.
Je n’en vivrais, monsieur, que trop honnêtement.
Mais vivre sans plaider, est-ce contentement?
CHICANEAU.
Des chicaneurs viendront nous manger jusqu’à l’âme,Et nous ne dirons mot ! Mais, s’il vous plaît, madame,Depuis quand plaidez-vous?
LA COMTESSE.
Il ne m’en souvient pas.
Depuis trente ans au plus.
CHICANEAU.
> ' Ce n’est pas trop.