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Théatre complet / de J. Racine : précédé d'une notice par M. Auger
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ACTE II, SCÈNE 1Y.

Vous aurez la bonté de me le bien payer.

CHICANEAU.

Moi, payer ? en soufflets.

l’intimé.

Vous êtes trop honnête.

Vous me le payerez bien.

CHICANEAU.

Oh ! tu me romps la tête.

Tiens, voilà ton payement.

l’intimé.

Un soufflet ! Écrivons.

-< Lequel Hiérôme, après plusieurs rébellions ,

« Aurait atteint, frappé, moi sergent, à la joue,

« Et fait tomber, du coup, mon chapeau dans la boue. »

CU1CANEAU, lui donnant un coup de pied.

Ajoute cela.

l’intimé.

Bon, c’est de l’argent comptant ;

J’en avais bien besoin. « Et, de ce non content,

« Aurait avec le pied réitéré. » Courage !

« Outre plus, le susdit serait venu, de rage,

« Pour lacérer ledit présent procès-verbal. »

Allons, mon cher monsieur, cela ne va pas malNe vous relâchez point.

CHICANEAU.

Coquin !l’intimé.

Ne vous déplaise,

Quelques coups de bâton, et je suis à mon aise.

CHICANEAU, tenant un bâton.

Oui dà. Je verrai bien s’ü est sergent.

l’intimé , en posture d’écrire.

Tôt donc,

Frappez. J’ai quatre enfants à nourrir.

CHICANEAU.

Ah ! pardon !

Monsieur, pour un sergent je ne pouvais vous prendre;Mais le plus habile homme enfin peut se méprendre.

Je saurai réparer ce soupçon outrageant.

Oui, vous êtes sergent’, monsieur, et très-sergent.Touchez là •• vos pareils sont gens que je révère;

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