186 LES PLAIDEURS-
Et j’ai toujours été nourri par feu mon pèreDans la crainte de Dieu, monsieur, et des sergents.
l’intimé.
Non, à si bon marché l’on ne bat point les gens.
CHICAJNEAU.
Monsieur, point de procès.
l’intimé.
Serviteur. Contumace,
Bâton levé, soufflet, coup de pied. Ah 1
CHICANEAU.
De grâce,
Rendez-les-moi plutôt.
l’intimé.
Suffit qu’ils soient reçus ;
Je ne les voudrais pas donner pour mille écus.
SCÈNE Y.
LÉANDRE, en robe de commissaire; CHICANEAU,L’INTIMÉ.l’intimé.
Voici fort à propos monsieur le commissaire.
Monsieur, votre présence est ici nécessaire.
Tel que vous me voyez, monsieur ici présentM’a d’un fort grand soufflet fait un petit présent.
LÉANDRE.
A vous, monsieur ?
l’intimé.
A moi, parlant à ma personne.
Item, un coup de pied ; plus, les noms qu’il me donne.
LÉANDRE.
Avez-vous des témoins?
l’intimé.
Monsieur, tâtez plutôt;
Le soufflet sur ma joue est encore tout chaud.
LÉANDRE.
Pris en flagrant délit, affaire criminelle.
CHICANEAD.
Foin de moi !
l’intimé.
Plus , sa fille, au moins soi-disant telle,