à l'Hijloire £ Anne d'Autriche. 51pas que la prudence humaine foit fuivied’événements qui puillènt l’autorifer. J’aifu de la Reine, qui , n’aimant pas leCardinal de Richelieu, étoit bien-aife defavoir tout ce qui fe faifoit contre lui,quand je l’ai mile fur ce chapitre, quedans le voyage de Lyon où le Roi fut fimalade qu’il en penfa mourir, & que ceCardinal crut être perdu, la Reine-Merequi commençoit à ne le plus foutenir contreceux qui lui rendoient de mauvais officesauprès d’elle afin de fe mettrek fa place,pria le Roi de l’éloigner; & que ce Prin-ce, après lui avoir promis de le chafler,& offert de le faire quand elle le voudroit,la pria de lui laifler encore quelque temps,à caufe des defièins qu’il avoir pour l’Ita-lie : que la Reine Marie de Médicis fe là-tisfaifant de cette bonne volonté, ne voulutpoint preffer le Roi fon fils de s’en défairede peur de l’incommoder en lès affaires, &fe contenta de la promeflè qu’il lui avoitfaite de le chaffer quand il lui plairoit. Parcette bonté, qui la priva de bonheur pourle relie de fa vie, elle lui donna lieu del’éloigner elle-même, quoique fa mere,& belle-mere des plus grands Rois del’Europe. Marie de Médicis avoit donnéune Reine à l’Efpagne, une Souveraine àla Savoye, une Reine à l’Angleterre, &
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