5 a Mémoires pour fervir
un Roi à la France ; mais toutes les gran-deurs dont elle étoxt environnée ne la pu-rent garantir de Ton malheur. La Courétant de retour à Paris, elle voulut pref-fer le Roi d’exécuter fa promeflè ; & com-me elle croyoit cette affaire fans difficulté.elle fut étonnée de voir que le Roi y ré-fifta. Il lui demanda non - feulement dutemps, mais il la pria inftamment de par-donner au Cardinal de Richelieu. La Rei-ne-Mere, furprife & fâchée de cette propo-ficion, éclata contre le Roi fonfils,répan-dit des larmes, & lui fit des reproches, &n’oublia rien pour obtenir la viétoire en cecombat; mais bien-loin de réuffir en fondefièin, elle trouva que fon fils & fon ju-ge étoit en confidence contre elle avecfon ennemi, & qu’il étoit quafi fa partie.Elle vit entrer le. Cardinal de Richelieudans le lieu où ils étoient enfemble, quide concert avec le Roi étoit venu lui-mê-me plaider fa caufe. Il leur dit froidement,adreflànt fes paroles à tous les deux, qu’ilétoitentré, parce qu’il croyoit qu’ils n’é-toient pas-là fans parler de fes affaires. LaReine-Mere, toute en larmes, & piquéede ce qu’il étoit venu dans ce cabinet con-tre fon gré, l’appella traître, & lui ditqu’il étoit vrai qu’elle fe plaignoit de luiau Roi, & s’emporta contre lui avec la