426 Mémoires pour fervirplus favants ne favent rien, quand il s’a-git de la connoître, & je crois que ce grandDoéteur de la grâce, Doéteur de tous lesChrétiens, & celui des Janféniftes en par-ticulier , auroit dit volontiers, lorfqu’ilétoit dans ce inonde , avec le PoëteItalien:
Etnpi voïumi immtnfiDe le tue glorie eterneSon le sfere fuperne ,
E con dorata e lucida favella
Di te parla ogni flella.
pfo'i fo , Signor; ma non penelro i fenfl ,
Che le tenebre humane annezzoiJJ’endo
La favella del Ciel , non ben comprendo *.
Toutes les fois que les hommes parlentde Dieu fur les myileres cachés, je fuistoujours étonnée de leur hardiefle ; & jefuis ravie de n’êcre pas obligée de favoirplus que mon Pater , mon Credo , & lesCommandements de Dieu. Sur le chapitredont je parle, je fais qu’il me fuffit auflïde croire que nous n’avons rien que nousn’ayons reçu ; que je ne puis faire aucunbien fans la grâce de Dieu, & qui m’a don-né mon libre arbitre. Plus loin que cela,ce ne font plus que des difputes, qui font
* Ces vers de Fulvio - Tefti font fi beaux & fiélevés, que je n’ai ofé les traduire.