à rilifîoire d'Anne dAutriche. 427aflùrément de dangereux précipices pourceux qui, voulant y chercher de la gloire,peuvent s’égarer ou périr par cette voie.La Reine prit auffi-tôt le parti des Jéfui-tes, qui avoient l’avantage de gouvernerla confcience du Roi. Elle crut être obli-gée de s’oppofer à des opinions qui paf-loient pour nouvelles, & qui pouvoienttroubler l’Eglife. D’un autre côté, on a eulieu de s’étonner, voyant ceux qui paroif-foient foutenir l’opinion orthodoxe, fouf-frir qu’on publiât fous leur nom des ma-ximes fi contraires à l’Evangile, touchantla morale, fans en blâmer allez fortementles auteurs. Il a fallu que cette Princefle,zélée pour le bien, ait fouvent dit avecdouleur, fans vouloir en particulier taxerperfonne, qu’elle ne connoiffoit guere devertu parfaite, ni de piété fans beaucoupde foiblefle.
Pour revenir au cabinet dont je m’é-carte le moins que je puis, il faut mar-quer ici la prétention du Duc de Longue-ville , qui avoit demandé la charge deColonel des Suiflès. Elle fut changée auChâteau de Caen, qu’on lui donna : il eutauffi une Comté ou Baronnie de 40000liv. de rente, proche de fa Principauté deNeufchâtel,& la furvivance pour fon fils leComte de Dunois, qui n’avoic alors qu’un