z$8 Mémoires pour fervir à l’Bifî.d’aller à Lyon : puis elle fe ravifa , &voulut y aller, pour travailler à le rom-pre. Sa tranquilité pt> roi Doit égale à cellequ'elle avoir accoutumé d’avoir; mais elleauroit lâns doute pris volontiers beaucoupde peine pour réuflir à y mettre del’obftacle. Elle fe réfolut donc d’aller auvoyage, même par le confeil du Minif-tre, qui ne voulant pas lui déplaire, enfut auffi d’avis. La Providence divineparut y avoir une grande part ; car lesquinze jours qu’il fallut retarder de par-tir de Paris, pour mettre en ordre l’é-quipage de la Reine, furent caufe quenous avons l’Infante d’Efpagne pour Rei-ne, parce que ce peu de jours donna lemoyen à celui qui vint d’Efpagne pro-pofer le mariage, d’arriver à Lyon dansle temps qu’il falloir qu’il arrivât pourrompre celui de Savoye. Un de cesjours-là que la Reine étoit prête departir, je pris la liberté de lui dire, quej’avois de la peine de voir qu’elle alloicfaire un fi grand voyage dans une faifonfi froide, comme le devoit être celle oùnous allions encrer. Elle me fit l’honneurde me dire alors en me preflànt le bras :Et pourquoi , vms , qui vous intérejfezà ce qui me touche , me dites-vous ce-la ? Ne voyez vous pas quil faut que fy
aille ?