d'Anne <f Autriche. (1658.) 287'luftres perfonnes ; & quoiqu’en touteschoies elle fût mdigne de leur être com-parée , elle ne Jaifioit pas d’avoir des de-firs bien relevés. Elle ne quitcoit pointle Roi, elle le fuivoit par-tout, & leRoi paroifloit fe plaire avec elle; l’affi-duité qu’ils avoient l’un pour l’autre com-mençoic même à déplaire à la Reine, &dans ce temps - là, je remarquai qu’elleavoir beaucoup de chagrin. La femmequ’il fembloit que le Roi alloit prendreen Savoye, ne lui plaifoitpas, & Ma-demoifelle de Mancini, qui paroifloitêtre la mieux placée dans le cœur duRoi, ne lui étoit pas agréable. Cette ma-niéré de l’obféder continuellement luidonnoit de la trilleflè ; & malgré fa dif-crérion & la qualité de niece du Minif-tre fi confidérable en France, la Reinemontroit a fiez librement à fes confidents,combien cette fille lui déplaifoit. Ellen’en ufa pas de même à l’égard des fenti-mencs qu’elle avoit pour la Princeflè Mar-guerite; car elle en parloit raifonnable-ment, difant que ce n’étoit pas une af-faire faite, mais que le principal étoit quele Roi fut content & heureux, & que ce-la étant, elle feroit fatisfaite.
La Reine d’abord, par le dégoût qu’elleavoit de ce mariage, n’eut point d’envie