Mémoires pour fervir à ÎHift.accorder, que parce que, dans toutes cho-fes, fa volonté a toujours été entièrementfoumife à celle du fouverain Maître desRois. Par toutes les aérions de fa vie, ona pu remarquer auffi qu’elle n’a jamaisévité ce qui auroit pu lui déplaire en fonparticulier , quand elle a cru que cesmêmes chofes feroient de quelque utilitéau Roi fon fils, & au bien de l’Etat. Cevoyage étant donc réfolu, toute la Courpartit le 25 Oéïobre.
Madame de Savoye, de fon côté, n’é-toit pas fans inquiétude ; mais elle étoitcelle qui en avoit le moins. Elle voyoitque l’intérêt du Miniftre étoit de fairele mariage du Roi & de fa fille ; elle nevoyoit nulle apparence à celui d’Efpa-gne ; fi bien qu’elie fe perfuadoit que laPrincefle Marguerite ayant du mérite &de l’efprit, engagerait le Roi à l’eftimer.Ceux qui l’avoient vue, en parloientavantageufement. Us difoient qu elle étoitfort fage , qu’elle avoir beaucoup deraifon ; & que fi on ne la pouvoir direbelle, on pouvoit du moins la trouveraimable. Enfin , Madame de Savoye ef-péroit que ce voyage ne lui pouvoitêtre que glorieux & utile, & ne s’ima-ginoit pas que le Roi, la Reine & leMiniftre faifant ce pas vers elle, pufiènt