d'Anne dAutriche. (1658.) 297déguifer,& fi bien conduire fon voyage,qu’il arriva dans Lyon , le même jourque Madame de Savoie y arriva ; & àla même heure qu’elle y emroic venantdu côté de Savoye, D. Antonio Pimen-tel y entroit aufli, venant du côté de i’Ef-pngne : ces deux Puifiànces étoient defti*nées h combattre l’une contre l’autre, &le Roi devoit être le prix du parti victo-rieux. Comme elles font inégales, il nefaut pas s’étonner fi i’Efpagne l’emporta -fur la Savoye, & fi l’exceflive grandeur del'Infante & la paix furent préférées à laPrincefle Marguerite, qui en toutes cho*fes devant céder à cette fille, & petite-fille de tant de Rois & d’Empereurs, luidevoit céder encore en beauté; car elleen avoit beaucoup. Pimentel ne parut avoirvu le Cardinal Mazarin que le lendemainde l’arrivée de Madame de Savoye. Quel-ques-uns ont dit qu’il l’avoit vu plutôt,& qu’il l’avoit celé à la Reine. Je l’i-gnore, & m’en rapporte à ce qui en eft;mais je ne le crois pas. Ce Miniftred’Efpagne connoifToit un des domeftiquesdu Cardinal Mazarin, nommé Colbert. 11fe découvrit h lui, & celui-là, à ce quePimentel lui - même me conta depuis,fut avertir fon maître de fa venue. LeCardinal, qui étoic intérefTé à fon voya*
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