d'Anne £ Autriche. (1658.) 301caufe de l'inclination que le Roi paroif-foit avoir pour cette PrincefTe, & quece n’étoit pas-là Tes affaires. Il avoir ac-coutumé de faire cette même réponfeaux importuns dont il fe vouloir défai-re. Quand il ladonnoit, on fe pouvoic te-nir pour refufé, & les fages voyoient clai-rement qu’il les traitoit de ridicules, &qu’il fe moquoit d’eux. Un homme quifaifoit tout, qui commandoit abfolumentdans le Royaume, & qui ne vouloit pasque la moindre affaire fe fît fans être or-donnée par lui, ne paroiffoit-il pas le mo-quer de la Reine, quand il difoit qu’ilne fe mêloit pas de marier le Roi ? Si par detelles réponfes les particuliers fe croyoiencrebutés & moqués, il efl aifé de jugerce que cette Princeflè en devoir croire ;fi elle pouvoit s’imaginer qu’il pût êtreipfenfible à la plus importante affaire dumonde, & à celle qui le regardoit plusque perfonne ; & s’il n’étoit pas ingrat encet endroit à fa bienfaitrice, de la traiterde cette maniéré.
Mais enfin, le miracle qui dévoie arri-ver , & qui arriva le lendemain par l’en-tretien que Pimentel eut avec ce Minif-tre, le fie changer de conduite, & donnalieu à la Reine d’efpérer l’afliflance duCiel, qu’elle trouvoit toujours propice