3©o Mémoires pour [ervir à PHifLde Lyon, & fie tout ce qu’elle put pourobtenir de Dieu ce qu’elle lui deman-doit.
Beringhen m’a conté que voyant ce foirBlême le Roi £ê déclarer fi ouvertementen faveur de la Princeflè Marguerite »& Tachant afiez l’averfion que la Reineavoir à ce mariage,. il s’approcha d’elle& lui dit : Que dites-vous y Madame ».fur tout, cecif& qm dit Monsieur le Car -dînai? Elle lui répondit qu’elle voyoittrop: tour ce qu’il y, avoir à voir ; maisqu’elle ne lavoir quel remede y apporter»,puifque le Roi paroiflbk aller h cela, avecimpétuofité, & que le Cardinal, ne mon-ttoit point de la vouloir féconder. Be-ringhen , autrement Monfièur le Premier»,comme homme d’honneur, allant droità la fatisfaftion de. la Reine , à qui il de--voit toute fa fortune,.lui dit qu’il s’é*tonnoit du procédé du Miniftre, & qu’il:vouloir lui en parler. De ce moment, ilalla le trouver; & lui voulant repréfen-ter l’obligation où. il étoit de s’oppoferà la volonté du Roicomme à un tor-rent qui allait trop vite » & prendrepart aux fenciments de la Reine, quiétoient contraires à ce mariage , ce Mi-niftre lui répondit qu’il ne fe mêloic.point de cela ; que pour lui il n’étoit pas