gio Mémoires pour fervir à VHifl.
Au bout de quelques jours, les deuxCours, après beaucoup de négociations,fe féparerent. Madame Royale s’en re-tourna avec un écrit que le Roi lui donnafigné de fa main, où il promettoit d’é-poufer la Princeffe Marguerite, au casque la paix ne fe fît point, & qu’il nepue avoir l’Infante : & le Roi & la Reinereprirent le chemin de Paris, où ils arri-vèrent fur la fin de Janvier 1659. LaReine étoit contente d’avoir rompu lemariage de Savoye, .elle étoit pleine dedefirs pour celui d’Efpagne, & fort fa-tisfaite d’avoir fait ce voyage ; car elleme fit l’honneur de me dire à fon retour,qu’elle étoit perfuadée que le Roi, fanselle, auroit époufé la Princeflè Margueri-te, & qu’il s’y feroit d’abord fi forte-ment engagé, qu’il auroit été difficileque les offres de l’Efpagne euflènt été re-çues félon qu’elles méritoient de l’être.Le Roi même s’eftimoit heureux des’être bien tiré de cette affaire , & leCardinal efpéroit toujours que le mariagede l’Infante ne fe feroit pas.
Monfieur étoit le feul qui pouvoit rap-porter quelque dégoût de ce voyage,par les injuftes prétentions du Duc deSavoye, qui vouloit faire figure de Roi:mais comme fa grandeur véritable le met-