â'Anne i Autriche. (1659.) 339de me répondre, pleine d’une confianceentière en l’amitié de ce Prince, qu’ellen’en croyoic rien , & qu’elle étoic per*fuadée qu’ils n’auroient pas même ofé luinommer fon nom. De cette maniéré, elleavoit raifon à fon égard; mais peu après,il fallut néanmoins qu’elle s’inquiétât d’u-ne chofe qui la touchoit fenfiblement.Madame de ***, belle-mere du Comtede***, la fit avertir que fon gendre étoitentré dans la confidence du Roi, fur l’af-feétion qu’il confervoic encore pour Ma-demoifelle de Mancini. La Reine, com-prenant que ce relie d’attachement pou-voir du moins s’oppofer au repos de l’In-fante, le fit favoir au Cardinal Mazarinà Saint-Jean-de-Luz. Il en parut aulïï tou-ché que la Reine, & fit fon devoir avecbeaucoup de zele, de fidélité & de cou-rage : il en écrivit au Roi fortement,en des termes qui lui dévoient infmuerun grand mépris pour celle dont il fe fou-venoit. Le jeune confident fut peu aprèsexilé par les confeils de la Reine & duMiniftre ; & lorfque le Cardinal Maza-rin méritoit des louanges infinies des vé-rités qu’il avoit écrites à fon Maître, jel’entendis blâmer par ceux qui s’intérefi-foient k la petite difgrace de ce Seigneur.Comme on en ignora la caufe dans le ca-
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