348 Mémoires pour fervir à tHift.
,, n’eft pas proprement une Ville, car„ il n’y a que des murs de bauge. Tout>, le bagage étoit demeuré à Alcoben-„ das ; en forte qu’il n’y avoit pas un,, valet. Enfin, quand on nous vint aver-„ tir qu’il étoit temps d’entrer, nous en-„ mîmes au petit galop, & nous trou-,, vaines toutes les rues pleines de peu?„ pies , & de carrofles rangés le long„ du cheminr qui étoit fort long ; car on„ nous fit entrer par un endroit par où il„ falloir traverfer toute la Ville. Je ne„ faurois mieux comparer cette entrée„ qu’à celle des Polonois ; car il y avoitM à proportion autant de foule qu’à Pa-„ ris : & même ce qu’il y avoit de plus„ beau r c’étoit que comme il y avoit des„ balcons à toutes les fenêtres, & qu’el-„ les étoient occupées par routes les Da-„ mes de la Ville, cela faifoit un plus„ bel effet que les, échaffauds que l’on„ fait dans les rues de Paris. Nous fî-„ mes tout le chemin qu’il y a jufqu’au„ palais, moitié au galop, & moitié au„ trot, la plupart du temps le chapeau à„ la main, les huit poftillons devant,„ Monfieur le Maréchal immédiatement» après, & tout le refie en confufion,,, fans pourtant trouver aucun embarras.;», car la Galle Major (la grande rue}