iAnne £ Autriche. (1659.) 349„ par où nous pallions, eft fort large, &
„ tous les carrofTes étoient en haie. Nous„ arrivâmes en cet ordre avec les cris &
„ les applaudiflèments de tout le peu-„ pie au palais du Roi. Quand le Roi„ même y fût venu en perfonne quérir„ l’Infante , il n’y eut-pas eu plus de„ monde fur fon paflàge, & je crois„ que le relie de Madrid étoit défère.
„ Pour continuer donc cette relation»
„ nous arrivâmes dans la place qui eft„ devant le palais, qui nous parut fort„ belle & fort grande. Elle étoit pleine„ de carroflès, comme toutes les fenêtres„ de la face du palais l’étoient d’hom-„ mes & de femmes. C’eft un fort grand„ corps de logis entre deux pavillons»
„ dont la couverture ell en forme de cia*
„ cher. Il y a environ trente & une ou„ trente - deux fenêtres à chaque étage ,
», & toutes avec des balcons^ ils en em-„ belliflènt la ftruélure qui rfell pas fort„ belle de foi. Ce qu’il y a d’excraordi- -„ naire, c’eft qu’il n’y a point de cour où,, les carroftès puiflènt entrer, & tous„ ceux qui y vont entrent deftous une„ voûte par deux encrées, & ou il en„ peut tenir huit ou dix. Nous defeen-»» dîmes de cheval en cet endroit, où l’A*