Mémoires pour fervir à l'Hift.leurs eft?ffiers de leurs livrées, avoientsufli de s Pages du Roi qui les fuivoienc.On nous dit que plufieurs en avoient,que le Roi leur entretenoit, les uns plus,les autres moins, félon leurs grades oudignités. De-là nous fûmes conduits àl’Èglife, où nous trouvâmes des gardesrangés en haie, fans occupation , car iln’y avoît pas affiz de courcifans à cetteCour pour former la preflë, & ceux quiy dévoient être étoient en petit nombre;mais il faut remarquer auffi qu’ils font dé-frayés par le Roi, & qu’aucun ne fuitfa P'-rfonne dans les voyages que par fesordres. Cette coutume prive fa Courd’éclat & de bruit, mais en foi elle a dela grandeur. Jamais en France je n’ai étéà la moindre cérémonie avec tant de fa-ciliré. A dire le vrai, je fus étonnée devoir en ce lieu, & dans une fi célébréjournée, une fi grande folirude. Nousnous mîmes dans le chœur, à côté desdegrés du grand autel, d’où nous voyonsla courtine du Roi, c’eft-à-dire, le lieuoù il fe met pour entendre la Méfié, quieft comme un lit, où il y a des rideauxtout autour : celui de devant fes yeuxeft tiré, afin qu’il puiflé entendre la Méfié,& d’ordinaire on ne le voir point. Cettecourtine étoit à main droite dans le
chœur,