d'Anne dAutriche. (1660.) 397s fait autant ; car étant Françoife, ellen’avoit dans i’ame que l’intérêt de mesRoyaumes , & le defir de me conten-ter.) Ce grand Roi conta à la Reine fafœur l’amour qu’il avoit pour la Reinefa femme; il lui dit qu’elle avoit de labeauté , qu’elle étoit bonne , & qu’ilavoit un grand defir de la revoir. Iln’oublia pas auflî de célébrer les bellesqualités de la défunte Reine fa premièrefemme , fille de France, * dont la mé-moire étoit en vénération dans tous fesEtats. Le Cardinal Mazarin qui s’étoitamufé à parler à Dom Louis , interrom-pant leur converfation, s’approcha deLeurs Majeftés, & leur dit qu’il y avoitun inconnu qui étoit à la porte qui de-mandoicqu’on lui ouvrît. La Reine,avecle confentement du Roi fon frere, lui or-donna de laiflèr voir cet étranger. Lui&Dom Louis, laifiant la porte demi-ou-verte , donnèrent moyen au Roi devoir l’Infante - Reine ; mais parce qu’ilfalloit auffi qu’elle le vît, ils prirent foinde ne le guere cacher. Ils n’eurent pasgrande peine de trouver les moyens de lemontrer à celle qui le regardoit avec desyeux tout-à-fait intérelTés à fa bonnemine, parce que fa belle taille le faifoit
; Madame Eüfabeth de France,