S Anne d'Autriche. (1660.) 407billée ; car le gnrd-Infante étoit une cho-fe fi monftrueufe, que quand les femmesEfpagnoîes ne l’avoienc point, ellesétoienc beaucoup mieux. Les deux Rei-nes demeurèrent feules avec le Roi.Monfieur y étoit auffi , & nuis autrestémoins que quelques femmes-de-cham-bre & moi. Ils fouperent enfnite dansla même familiarité que s’ils euflent ététoute leur vie enfemble. La Reine-Mereétoit bien tendre pour la Reine \ & cettePrinceflè qui la regardoit comme fa mere,lui baila les mains plufieurs fois. Aprèsle foupé, le Roi ramena la Reine dans fachambre. Elle fut fuivie feulement de laComtelîè de Priego, Camarera Mayor ;qui veut dire en France Dame d’hon-neur.
Le Roi d’Efpagne, de fon côté, étoitdemeuré abattu de trifteflè de la fépa-ration de la Reine fa fille. Etant retour-né à Fontarabie, il fejetta fur fon lit, &dit h ceux qui étoient auprès de lui : Toyengo tnuerto, parque de ver llorar ami hija , effo ella lo dévia : mi herma-na tamhien : pero quando ho vifto efiosdos muchachos , pendientes de mi cuel-lo , llorar como ninos , me he de talfurte entemecido , que no puedo mas.(Je reviens à demi-mort ; car de voir