(FAnne d'Autriche. (1660.) 419nous dit aufll, qu'en voyant arriver lesFrançois à Madrid, cetce quantité deplumes & de rubans de toutes couleurs,avec toutes ces belles broderies d’or &d’argent, lui avoient paru comme unparterre de fleurs fort agréable à voir ; quela Reine fa beJle-mere, & elle, avoientété les voir palier quand ils arrivèrent, pardes fenêtres du palais qui donnoient fur larue, & que ce jardin courant la polie leuravoit paru fort beau.
Cette Princeflè nous donnant, & là per-fonne, & la paix, nous donnoit beaucoupde biens enfemble; mais elle en recevoitencore davantage. Le Roi lèu!, par fonmérite, par fa grandeur & fa perfon-ne, devoir contenter fes defirs. Anlficette Princeflè, ellimant fon bonheur,nous dit ihuvenc qu elle avoir toujoursfouhaité d’être notre Reine, & que non-feulement elle avoit aimé le Roi. maisqu’elle avoit même aimé jufques à fes por-traits; que la Rune fa mere , fille deFrance, lui avoit fouvent dit, que, pourêtre heureufe, il falloir être Reine deFrance ; & qu’elle vouloir la voir portercette couronne , ou porter un voile; cardu vivant de la Reine d’Efpagne ta mere,elle avoit un frere qui étoit grand, & parconféquent elle n’aipiroit pas comme elle