4ao Mémoires pour fervir à l'HifLa pu faire depuis d’être héritière du Royau-me. Dans l’amitié qu’elle eut pour le Roion la vit bien vite
Los terminos pajfar todos de un golpe,T en patiendo llegar al poflrer punto.
( Palier les bornes tout d’un coup * & enpartant arriver au dernier but.)
Il ne faut pas s’en étonner ; la caufe defa paillon étoit belle, & l’innocence don-nant h cette Princeflü le pouvoir de la laif-fer voir telle qu’elle la fentoît, elle pre-noic autant de plailir à la publier, qu’illui étoit agréable d’avoir, par l’amour ré-ciproque que le Roi avoit alors pour elle ,on jufle fujet de fe glorifier de fon excès.Quelques]ours après fon mariage, elle nousfit l’honneur de nous dire aufii, ît Mada-me de Navailles & à moi, qu’elle avoitété fenfiblement affligée, quand on lui avoitappris en Efpagne la maladie que le Roieut à Calais; mais qu’elle croyoit tou-jours que l’animofité qui étoit entre lesdeux nations, augmentoit le bruit de fonmal ; qu’elle avoit efpéré que cette ma-ladie , & le bruit même de fa mort, quiparvint jufqu’à elle, ne feroic pas vrai,& qu’elle fut ravie, quand on i’afiùra defa guérifon.