% Mémoires pour feryir à TH'tji.dre le Roi à ce mariage ; & pour l’en-gager à fa conclufion, elle alla deman-der cette jeune Princeiïè h la Reined’Angleterre fa mere. Elle l’obtint faci-lement; car Monfieur étoit digne d’êtrereçu avec joie des plus grandes Prin-ceflès de la terre. Celle qu’il alloicépoufer lui avoit même cette obligation,d’avoir été, en tous temps également fou-haitée de lui : fi bien que fes defirsétoient plutôt fondés fur fa propre di-gnité que fur le rétablifiçment du Roid’Angleterre fon frere. Le Ducd’Yorck,fécond frere de cette Princeiïè, ne prit pasun fi bon parti pour lui ; car vers ce mêmetemps, il fe maria à une (impie Demoifelle,fille du Chancelier d’Angleterre, qui fer-voit la Princeiïè Royale, fon autre fœur,veuve du Prince d’Orange. La Reined’Angleterre leur mere venoit de perdreil y avoit peu le Duc de Glocefter, foiitroifieme fils, qui, par la réputation qu’ilavoit déjà acquife, paroiflbic devoir êtr®un grand Prince , & l’affliétion de cettePrincelTe fut fenfiblement redoublée parla faute que fit le Duc d’Yorck, en pre-nant une alliance fi balfe qui ne lui con-venoit pas.
La Reine de la Grande-Bretagne,après avoir accordé la PrincelTe fa fille à