d'Anne d’Autriche. (1660.) 3
Moniteur , peu de jours avant la fête detous les Saints, partit pour aller en An-gleterre faire une vifice au Roi fon fils,& prendre fes mefures avec lui pour leursaffaires communes. Son deflèin étoic delui propofer le mariage d’Hortenfe Man-cini, niece du Cardinal Mazarin, fansqu’il y eût d’autre fondement à cette pen-fée que la complaifance que voulurentavoir pour le Cardinal Mazarin MylordGermain & Mylord Montaigu. Ils allé-guoient pour raifon que,dans ce nouveaurétab’iflement du Roi d’Angleterre fespeuples étoient mal affermis, que le Par-lement d’Angleterre paroiffoit avoir en-core des faisions, & qu’il y avoir unearmée fur pied qui n’étoit. pas entière-ment foumife à fes volontés. Il leur fem-bla qu’une fournie d’argent confidérablelui devoit être néceflàire pour payer festroupes, les congédier , & acheter cequi refloit de faéiieux dans fon Royau-me. La Reine d’Angleterre arrivant àLondres, trouva toutes chofesfi bien dif-pofées, les armées fi obéiflàntes, & leParlement fi fournis, que la propofitiondu mariage d’Hortenfe ne put alors trou-ver d’agrément dans le ccçur du Roi fonfils. La néceffité de cinq millions promispar le Cardinal à l’heure qu’on les vou-
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