18 Mémoires pour fervir à VHifl.facrés. Sa vie, moralement bien réglée,ne paroiiïoit pas avoir pour réglé de fafageflè les maximes évangéliques ; & ilferoit à fouhaiter pour lui que les der-nières années de fa vie, où il avoit faitdes aétions de vertu, euflènt été entière-ment réglées fur le defir de fon falut. MaisDieu feul connoît ce qui eft en l’homme,& les apparences louables nous doiventprefque toujours obliger à croire commeune vérité le bien que nous voyons enautrui, puifque nous ne pouvons faire ledifcernement des penfées ni des fentimentsdont nous voulons injuftement être lesjuges. Ce Mitiiftre montra beaucoup defermeté & de tranquillité d’efprit dansfes derniers jours. Il travailla avec le Tel-lier fur les affaires de l’Etat. Le quatre &le fix, il fit même des dépêches pour Ro-me, qu’il figna. Sa fin fut accompagnéed’honneur par les larmes du Roi, d’opu-lence par les biens qu’il laifla à fa famille& à ceux qu’il voulut enrichir, & de fer-meté par la bonne mine qu’il fit à la mort.Il peutafpirer à la gloire de l’avoir regar-dée avec une intrépidité pareille à celledes plus grands hommes.
Le feptieme Mars , jour qu’il reçutl’Extrême - Onélion , après avoir priscongé du Roi, de la Reine-Mere, & de