4*> Mémoires pour fervir à PHifl.fcs vouloir toujours porter à jufte titrecelui de Très-Chrétien. Il ne fouffroitaucun vice ; les débauchés ne lui plai-foient pas, & il avoit de l’horreur pourles blafphémateurs & pour les impies.De fi bons fentiments, par les foins vigi-lants & pieux de la Reine fa mere, avoientaboli les duels ; de forte que les bra-ves gens n’étoient point déshonorés pourrefuler de fe battre. En cela tous le*régnés pafles le dévoient, ce me femble,céder à cet heureux commencement dulien, puifque la vertu, l’innocence & lapaix , paroiffoient régner fur le trône,non - feulement à l’égard de ceux quil’occupoient, mais en quelque maniéré hl’égard de ceux qui vouloient en appro-cher ; c’eft-à-dire, autant que la malicenaturelle de l’homme, fes foibleflès, &lès pallions le pouvoient permettre. Caril n’y a point de temps, ni même de bonsexemples qui les en puilTent entièrementexempter.
Cet état de profpérité qui rendoit laCour fort grofiè, y faifoit régner lesplaifirs abondamment. Le Prince de Con-dé, après Monfieur, y tenoit le premierrang, & le Roi avoit une grande confi-dération pour lui ; & ce Prince, que lesdifférentes expériences qu’il avoit faites