d'Anne d'Autriche. C1661.') 57
raie trouva les moyens de s’en vengerfortement. Grâces h Dieu, par les foinsdu Roi & de la Reine fa mere, les plusvaillants, comme je l’ai déjà dit, ne te-noient plus à honte de refulèr le duel;&celui-là qui le fit dans une occafion fi cé-lébré , & dont la valeur ne pouvoir êtremife en doute, en donna une grandepreuve.
Ce fut alors que toute la Cour fe par-tagea. Moniteur le Prince , Moniteur leDuc, & quafi le Prince de Conti, marid’une niece du Cardinal Mazarin , touteîaMaifon de Guife & celle de Vendôme,hormis le Duc de Mercœur, furent touspour le Duc de Navailles. Le Comte deSortions, qui l’avoit emporté à la céré-monie de l’entrée de la Reine , par lafaveur du Cardinal, fur les autres Prin-ces , fe trouva alors, malgré le fang deBourbon & d’Autriche , qu’il portoicdans fes veines, prefque abandonné detout le monde : & comme il avoir ducœur, il le remit beaucoap fans doute, &ne manqua pas de fe venger , en pu-bliant que le mari & la femme étoiencdes ingrats à l’égard du Cardinal, à quiiis dévoient toute leur fortune. Ils fe dé-fendoient de ce reproc he, en difant qu’ilsa voient, comme il étoic vrai, bien fervi