p6 Mémoires pour fervir à i'Hifi.qu’elle la prît avec elle; mais elle ne tuétémoigna nullement vouloir qu’elle par-tît de Fontainebleau, comme le Roi lecrut. Je n’en parlai point non plus à Ma-dame du Pleflîs. Elle l’amena à Paris parüd ëmpreiïèment inutile de vouloir plai-re à laReine-Mere, en faifant plus qu’ellene lui avoit demandé. Ce defir avoit pourfondement un certain intérêt qui la re-gardoit elle feule, & qui, pour mon mal-heur, caufa beaucoup de bruit contre moi.Le prétexte qu’elle prit pour enlever Ma-demoiselle de Ponts fut de lui dire queJe Maréchal d’Albret étoit malade ; & ill’avoit été0 peu, qu’en arrivant à fà porte,on nous dit qu’il étoit forti. Cette finefîè,qui étoit en effet fort ridicule, déplut auRoi avec raifon ; & quoique je n’eufiereçu ni donné cet ordre, il ne laiffa pas deme donner beaucoup de chagrin.
Le tempérament que la Reine-Mereapporta à modérer cette nouvelle incli-nation du Roi pour Mademoiielle de laValiere, fut de i’en avertir cordialement,en lui repréfentant ce qu’il devoir à Dieu& à fcn Etat, & qu’il devoir craindre quebeaucoup de gens ne fe ferviflènt de cetattachement pour former des intriguesqui pourraient un jour lui nuire. Elle lepria aufli.de lui aider à cacher fa paflien