d'Anne d'Autriche. (1662.) 117ne regardoit que fon repos particulier,abandonner tout celui qu’elle pouvoirfaire par fa préfence , non-feulement àla Famille royale, en l’entretenant dansl’union où elle étoit, mais à toute laFrance, en avertifiànt le Roi de certai-nes chofes, & le faifant fouvenir de cer-taines vérités que fes Miniftres, ou n’o-feroient jamais lui dire, ou auraient in-térêt de lui cacher* & qu’elle-même nepourroit jamais connoître, fi elle étoitune fois féparée de lui; lefquelles néan-moins , foit alors ou dans d’autres temps ,pouvoient toujours produire de bons ef-fets dans l’ame du Roi, qui naturelle-ment aimoit la juftice * connoiffoit leprix de la vertu , & aVoit de grands prin-eipes de piété.
Il me parut alors que mes raifons a-voient fait impreffion fur fon efprit, &qu’elles lui avoient du moins fait diffé-rer l’exécution de ce deflèin qui fut tou-jours empêché, comme il fe verra dansla derniere partie de ces Mémoires, quej’ai cru être obligée de continuer pourla perfection de l’ouvrage que j’avoiscommencé; c’efl-à-dire pendant tout letemps que je fuis demeurée auprès d’elle *qui a été jüfqu’au funefte moment queje l’ai 4>ërdue. Ceux qui les liront un