134 Mémoires pour fervir à ttlift.il en étoit quelquefois fâché ; mais nepouvant fe changer lui-même, & ne levoulant pas non plus, il s’en confoloitpar fon indépendance qu’il mettoit à toutufage, & dont il favoit fe faire un remedefacile à tous ces petits maux.
Le mois d’Oftobre de cette année , leRoi acheta du Roi d’Angleterre la Villede Dunkerque, avec celle de Mardik,& tout le canon & toutes les munitionsde guerre qui y étoient, moyennant cinqmillions, payables en plufieurs paye-ments; mais après le premier payement,comme ce Prince avoir befoin d’argenr,il lui fit de grandes remifes pour le payerdu refte, & par ce moyen cette impor-tance place ne coûta guere d’argent auRoi, & fit voir fon opulence & fon ha-bileté, & en même-temps la foibleflë duRoi d’Angleterre d’avoir abandonné pourpeu de ehofe une place qui le mettoit enétat d’entrer en Flandres & en France, &d’aider la France ou l’Efpagne félon qu’ille trouveroit à propos. Auffi d’Eftradesqui avoitété employé à cette négociation,,me dit que fes peuples en avoient foremurmuré.
Sur la fin de cette année mourut Ma-dame Anne-EIifabeth de France. Cettepetite PrincelFe promettoit d’être fore