t$Anne et Autriche. (1664.) 199mais comme il étoit fupportable, fon ef-prit étoit foulagé par les promeflès deGendron, qui la flattèrent de quelqueprolongation de vie. Peu-à-peu néanmoinsfon cancer empiroic , & commerçoit às’ouvrir ; ce qui- donnoit de grandes in-quiétudes à ceux qui s’intéreffoient à favie.
En ce même temps, il y eut beaucoupd’autres perfonnes qui fe vanto’ent d’a-voir de beaux fecrets, & qui afluroientla Reine-Mere de la guérir, fi elle vou-loir fe mettre entre leurs mains. Parmiceujç-là, il y avoit un certain Lorrain ,nommé Alliot, qui s’étoit adrefl'é à moi,qui nous faifoit voir une Demoifelleprefque guérie par lui. Elle avoit étépire que la Reine-Mere, & le bon tem-pérament de cette Princeflè nous don-noit lieu d’efpérer qu’elle réfifleroit à fesmaux , & que les remedes aidés par faforce naturelle en demeureroient lesmaîtres ; mais malgré toutes leurs pa-roles, au-lieu de trouver par leur arcla fanté & la vie , nous la voyons cou-rir h fa fin, par le chemin d’une terrible& dure pénitence. Les remedes deshommes , par l’ordre de Dieu , furentinutiles à la guérifonde fon corps; mais